Les bases incontournables : sélection et préparation des fruits pour un alcool de pomme d’exception
La création d’un breuvage fruité commence toujours au cœur du verger, là où les branches plient sous le poids des fruits mûrs. En cette belle année 2026, les récoltes profitent d’un climat généreux, offrant des fruits gorgés de soleil et de sucre naturel. La réussite d’un alcool de pomme de qualité repose avant tout sur le choix méticuleux des variétés employées. Un bon artisan sait qu’une seule sorte de fruit ne suffit pas à créer la complexité aromatique recherchée.
Il est indispensable de composer un assemblage équilibré en piochant parmi différentes familles de fruits. Les producteurs aguerris utilisent généralement un savant mélange comprenant au moins 70 % de variétés amères ou douces-amères. Ces dernières apportent la structure tannique et la profondeur nécessaires pour que le liquide final ne soit pas plat. Les variétés acidulées, quant à elles, amènent cette pointe de fraîcheur indispensable qui réveillera les papilles lors de la dégustation. 🍏
Imaginons le travail passionnant au sein d’un domaine fictif comme « Le Verger des Trois Vents », où chaque arbre est choyé tout au long de l’année. Les jardiniers y ramassent les fruits uniquement lorsqu’ils tombent naturellement sur l’herbe grasse, signe ultime de leur pleine maturité. Une fois récoltés, ces trésors de la nature doivent subir un tri rigoureux. Les fruits abîmés, meurtris ou touchés par la pourriture sont impitoyablement écartés pour ne pas altérer le goût de la future boisson. 🌳
L’étape de la préparation mécanique est tout aussi cruciale pour obtenir une base saine et exploitable. Il est vivement conseillé d’épépiner soigneusement chaque quartier avant toute transformation. Les pépins contiennent en effet de l’amygdaline, une substance qui, en plus d’apporter une amertume désagréable, peut s’avérer indésirable lors d’une extraction prolongée. Un couteau bien aiguisé et un peu de patience transforment cette corvée en un moment de communion avec le produit brut.
Pour les préparations modernes réalisées sans l’équipement lourd d’un pressoir traditionnel, l’utilisation d’une centrifugeuse se révèle être une alliée redoutable. Cet appareil permet de séparer la pulpe d’un jus limpide et extrêmement concentré en arômes. Il suffit de passer environ 1,5 kg de quartiers épépinés pour obtenir la base liquide parfaite d’une future liqueur maison. Le rendement est optimal et la fraîcheur du nectar extrait garantit une base aromatique d’une pureté exceptionnelle. 🍹
Le soin apporté à cette première phase conditionne absolument tout le reste de la fabrication. Un jus mal extrait ou des fruits mal sélectionnés donneront irrémédiablement une boisson décevante, quels que soient les efforts fournis par la suite. C’est dans ce geste simple, presque ancestral, consistant à presser la chair du fruit pour en tirer son essence, que réside le véritable secret des jardiniers-cuisiniers. La nature offre la matière première, mais c’est la main de l’artisan qui la sublime avec respect et précision.
Il est fascinant de constater que les méthodes ont peu changé dans leur philosophie, même si les outils de 2026 facilitent grandement le travail manuel. L’odeur envoûtante du jus fraîchement pressé embaume la cuisine, promettant déjà de futures soirées chaleureuses. Ce nectar sucré, d’un vert doré éclatant, est désormais prêt à entamer son fascinant voyage chimique vers la transformation alcoolique.
- Choisir ses pommes
Mélangez au moins 70% de variétés amères ou douces-amères (structure, tanins) et le reste en acidulées (fraîcheur).
- Épépiner sans faute
Les pépins contiennent de l'amygdaline, amère et indésirable. Un bon couteau et de la patience.
- Laver sans excès
Eau claire et froide pour ne pas tuer les levures indigènes sur la peau. Pas de savon ni d'eau chaude.
- Extraire le jus
Une centrifugeuse donne un jus concentré et limpide. Comptez 1,5 kg de pommes pour une bonne base.
Le rôle crucial du lavage et de la préservation des arômes
Avant même de penser à la découpe, le lavage à l’eau claire est une étape non négociable. Il permet d’éliminer la poussière, les petits insectes et les éventuels résidus naturels présents sur la peau. Cependant, il faut veiller à ne pas utiliser d’eau trop chaude ni de produits agressifs, au risque de détruire les levures indigènes présentes sur l’épiderme du fruit. Ces micro-organismes invisibles à l’œil nu sont souvent les meilleurs alliés pour démarrer une fermentation spontanée. 💧
La peau abrite également une part immense du potentiel aromatique et colorant. Dans certaines recettes de macération, conserver une partie de la peau finement râpée ajoute une texture et un parfum incomparable au breuvage. Le cuisinier avisé sait jongler entre la pureté d’un jus centrifugé et le caractère rustique d’une pulpe grossièrement écrasée. Chaque détail compte pour créer une boisson qui racontera l’histoire de son terroir avec authenticité.
La fermentation naturelle : quand la biologie transforme le jus en cidre
Une fois le jus fraîchement extrait, une véritable chorégraphie biologique se met en place à l’intérieur des cuves. La fermentation est le processus magique par lequel les sucres naturellement présents dans le fruit se transforment en alcool sous l’action des levures. C’est une étape qui demande une grande humilité face aux caprices de la nature, car c’est elle qui dicte le rythme de la transformation. Le rôle du créateur se limite ici à observer, contrôler et guider ce bouillonnement de vie. 🦠
Dès les premiers jours, le liquide commence à s’agiter, de petites bulles remontent à la surface pour former un léger chapeau de mousse. Ce dégagement de gaz carbonique est le signe indéniable que les levures sont en plein festin. Avez-vous déjà collé votre oreille contre un fût en pleine activité ? Le doux crépitement qui s’en échappe est une mélodie réjouissante pour tout amateur de produits authentiques. C’est le son d’un nectar qui prend vie et gagne en caractère.
La gestion de la température est le paramètre le plus critique durant cette phase de métamorphose. Idéalement, la pièce doit être maintenue dans une fourchette allant de 10 à 15 degrés Celsius. Une température trop élevée accélère sauvagement la fermentation, ce qui risque de brûler les arômes subtils et délicats. À l’inverse, un froid trop mordant plongerait les levures en léthargie, stoppant net le processus. 🌡️
Dans un processus traditionnel, on laisse cette fermentation se dérouler lentement, parfois sur plusieurs mois, pour obtenir un cidre brut de haute qualité. Ce cidre constitue la matière première indispensable pour l’élaboration de spiritueux plus corsés. Ses notes doivent être à la fois acidulées, fruitées et très légèrement amères, prouvant que les sucres ont été entièrement digérés par les micro-organismes. Une petite dégustation en cours de route est toujours un plaisir coupable fort instructif !
Il est courant d’observer une décantation naturelle au fond des récipients, formant ce que l’on appelle la lie. Ces sédiments, composés de restes de pulpe et de levures mortes, ne doivent pas être remués, sous peine de troubler le futur breuvage. Le soutirage, qui consiste à transvaser délicatement le liquide clair dans un autre contenant, demande une main ferme et un œil attentif. Cette clarification naturelle est un gage de pureté pour les étapes ultérieures. ✨
Certains artisans expérimentent l’ajout de levures sélectionnées pour orienter le profil aromatique vers des notes plus florales ou épicées. Cependant, la tendance actuelle privilégie le retour aux levures indigènes, celles qui vivent naturellement sur l’écorce des fruits. Cette approche garantit une expression sincère du terroir et offre une signature unique que l’on ne retrouve dans aucune production industrielle standardisée. La beauté de l’artisanat réside dans cette charmante imprévisibilité.
Une fois la fermentation achevée, le liquide a perdu sa douceur sucrée pour revêtir une robe tonique, pétillante et alcoolisée. Le jus innocent est devenu une boisson de caractère, prête à être consommée telle quelle lors d’un apéritif léger, ou destinée à subir l’épreuve du feu à travers la distillation. Le voyage ne fait que commencer, et les promesses aromatiques se font de plus en plus intenses au fil des semaines. 🍏
Le point d’équilibre entre l’acidité et l’alcool
Pendant la fermentation, une bataille chimique silencieuse s’opère pour trouver l’équilibre parfait. L’acidité initiale s’arrondit progressivement, tandis que la teneur en alcool augmente doucement pour atteindre généralement entre 5 et 8 degrés pour un cidre classique. C’est ce juste milieu qui permettra à la future boisson d’exprimer toute sa palette sans agresser le palais. Un déséquilibre à ce stade serait fatal pour la suite des opérations. ⚖️
Il est crucial de protéger le liquide de l’oxygène une fois la fermentation tumultueuse calmée. L’exposition à l’air libre favorise le développement de bactéries acétiques, capables de transformer votre précieux nectar en un simple vinaigre. L’utilisation de bondes aseptiques sur les touries en verre permet au gaz de s’échapper tout en empêchant l’air extérieur d’y pénétrer. Une précaution simple mais redoutablement efficace pour sécuriser de longues semaines d’attente.
L’art de la distillation et les secrets de l’eau-de-vie traditionnelle
Si la fermentation est une affaire de biologie, la distillation relève de l’alchimie pure. Son principe est simple en théorie : il s’agit de chauffer des fruits fermentés pour en extraire un alcool pur, cristallin et d’une puissance aromatique inouïe. Cette technique repose sur un artisanat rigoureux et patient, transmis de génération en génération dans nos campagnes. Les vieux alambics en cuivre reprennent du service, brillant de mille feux sous l’effet de la chaleur. 🔥
Le liquide fermenté est doucement porté à ébullition dans la chaudière de l’alambic. Puisque l’alcool s’évapore à une température inférieure à celle de l’eau (environ 78 degrés contre 100 degrés), ses vapeurs s’élèvent les premières. Elles voyagent à travers le chapiteau, puis le col de cygne, avant d’être brusquement refroidies dans un serpentin baigné d’eau froide. Ce choc thermique condense les vapeurs, qui redeviennent liquides pour couler goutte à goutte dans le réceptacle final. ⚗️
Le travail du distillateur exige une concentration de tous les instants pour réaliser ce que l’on nomme la « coupe ». Les premiers décilitres qui s’écoulent, appelés les « têtes », sont chargés de composés volatils indésirables et de méthanol toxique. Ils doivent impérativement être écartés. Vient ensuite le « cœur de chauffe », la partie la plus noble et parfumée, celle qui capture l’âme véritable du fruit. Enfin, les « queues », lourdes et fâcheusement grasses, sont éliminées sur la fin du processus. 💧
La Normandie est sans conteste la région reine lorsqu’il s’agit d’élever la distillation de la pomme au rang d’art majeur. Le célèbre Calvados illustre parfaitement cette maîtrise, avec ses cahiers des charges stricts imposant parfois une double distillation pour une finesse inégalée. L’obtention de cette eau-de-vie prestigieuse demande non seulement une matière première irréprochable, mais aussi une gestion de la chauffe au degré près pour préserver la subtilité des arômes. 🥃
À la sortie de l’alambic, l’eau-de-vie obtenue est transparente comme de l’eau de roche, mais ardente et fougueuse en bouche. Son degré alcoolique frôle souvent les 70 %. Pour adoucir ce tempérament de feu, elle est placée précieusement dans des fûts de chêne. C’est dans le silence et l’obscurité des chais que la magie du vieillissement opère. Le bois interagit avec l’alcool, lui conférant au fil des années sa somptueuse robe ambrée et ses notes envoûtantes de vanille, de caramel et de pain grillé.
Le temps est le meilleur allié de ces spiritueux d’exception. Une partie du liquide s’évapore mystérieusement à travers les pores du bois : c’est la poétique « part des anges », qui embaume les caves d’effluves divins. Pour créer le fameux Pommeau de Normandie, on marie habilement un jus non fermenté avec un Calvados vieilli d’au moins un an. Ce mélange subtil doit ensuite reposer en fût pendant 18 mois minimum. Ce mariage harmonieux stoppe la fermentation et donne une liqueur douce et charpentée. 🍷
Bien que nécessitant un équipement lourd et soumis à une législation stricte (les fameux bouilleurs de cru), la distillation fascine par sa dimension spectaculaire. Elle transforme un produit de la terre en un élixir de garde qui traversera les décennies. L’eau-de-vie de fruit est bien plus qu’une simple boisson forte ; c’est la mémoire liquide d’une année de récolte, concentrée et magnifiée par l’intelligence de l’homme.
La diversité des eaux-de-vie selon les régions
Si la Normandie brille de mille feux, la Bretagne possède également ses propres trésors distillés, le Lambig, à l’identité tout aussi marquée. Chaque terroir imprime sa propre signature sur l’eau-de-vie finale. La nature du sol, l’exposition des vergers au vent marin et le savoir-faire des tonneliers locaux jouent un rôle fondamental. Déguster ces différentes expressions régionales permet de voyager au cœur du patrimoine rural avec une simple gorgée. 🗺️
Certains artisans audacieux s’amusent même à vieillir leurs distillats dans des fûts ayant préalablement contenu d’autres vins ou spiritueux. Des fûts de Porto, de Sherry ou de vieux rhums apportent des finitions atypiques qui séduisent un public en quête de nouveauté. Cette constante innovation prouve que la tradition n’est pas figée ; elle sait évoluer tout en respectant l’héritage ancestral qui lui sert de socle solide.
La liqueur de pommes maison : des recettes accessibles et pleines de créativité
Qui n’a jamais rêvé d’élaborer son propre nectar fruité et gourmand sans avoir besoin de manipuler un alambic complexe ? La création d’une liqueur maison est une aventure culinaire incroyablement satisfaisante et accessible à tous les passionnés. Cette préparation douce met en valeur le croquant du fruit tout en l’enveloppant de la chaleur de l’alcool. L’équipement requis est minimaliste, mais quelques astuces de grand-mère garantissent un résultat spectaculaire pour épater ses convives lors des soirées d’hiver. 🍎
Une méthode très populaire et rapide consiste à réaliser le mélange directement en bouteilles. Après avoir passé 1,5 kg de fruits épépinés à la centrifugeuse, on obtient un jus trouble et riche en goût. Le grand secret réside dans l’intégration du sucre. Pour qu’il se dissolve parfaitement sans cuire les arômes fragiles, il faut chauffer le jus aux alentours de 60°C. Cette température précise permet de créer un sirop naturel onctueux tout en préservant la fraîcheur fruitée. 🌡️
Une fois le sucre dissous, le liquide est retiré du feu. C’est le moment d’y ajouter une base alcoolisée neutre, comme de l’alcool pour fruits à 40 degrés ou une vodka de qualité. L’utilisation d’un spiritueux peu aromatique permet de laisser le champ libre au goût authentique du fruit de s’exprimer pleinement. Il suffit ensuite d’embouteiller le tout et de faire preuve d’un peu de patience pour laisser les saveurs se fondre intimement. 🍾
Pour les amoureux du fait-maison rustique, la méthode par macération est un rituel fabuleux. On commence par râper finement la chair du fruit avec sa peau. Cette masse végétale est placée dans un grand bocal hermétique avec un fond d’eau, du sucre de canne et l’alcool choisi. On laisse cette potion reposer paisiblement pendant environ 10 jours dans un endroit sombre. L’attente est récompensée lorsque vient le moment de frotter la pulpe à travers un tamis fin, puis de filtrer le jus à travers une étamine pour obtenir une liqueur claire et intensément parfumée. ⏳
Les cuisiniers modernes équipés d’appareils de pointe, comme le célèbre Thermomix, peuvent réaliser cette élixir en un temps record de 20 minutes ! La machine permet de hacher, de chauffer à température constante et de mixer avec une précision chirurgicale. Cette recette express allie la douceur caramélisée à la puissance alcoolique pour créer un breuvage raffiné, souvent offert comme cadeau gourmand lors des fêtes de fin d’année. 🎁
Voici un récapitulatif pratique des méthodes pour réussir votre nectar de verger :
| Méthode de préparation 🛠️ | Temps nécessaire ⏱️ | Avantages principaux ⭐ | Matériel requis 🔪 |
|---|---|---|---|
| Extraction par centrifugeuse | 30 minutes (préparation) | Jus très pur, rendu immédiat | Centrifugeuse, thermomètre de cuisson |
| Macération à froid | 10 à 15 jours | Arômes profonds, texture riche | Bocal en verre, râpe manuelle, tamis fin |
| Appareil multifonction (Thermomix) | 20 minutes chrono | Contrôle exact de la chaleur, sans effort | Robot cuiseur, bouteilles en verre |
N’hésitez pas à personnaliser vos créations liquides. Ajouter une gousse de vanille fendue en deux, un bâton de cannelle ou quelques clous de girofle pendant la macération apportera une dimension épicée très chaleureuse. L’art de la liqueur maison est une toile vierge qui invite à l’expérimentation audacieuse et au partage joyeux autour de la table.
La filtration : l’étape clé pour une présentation parfaite
Un nectar réussi se doit d’être aussi agréable à l’œil qu’au palais. La présence de petits dépôts de pulpe en suspension n’altère en rien le goût, mais peut donner un aspect trouble moins esthétique. L’astuce imparable consiste à réaliser un double filtrage. Un premier passage au chinois étamine retire les plus gros morceaux, tandis qu’un second filtrage à travers un filtre à café ou une gaze de coton superposée capture les particules invisibles. 🧻
Cette étape demande de la douceur et du temps, car le liquide sucré s’écoule lentement. Il est inutile de presser vigoureusement le filtre, au risque de forcer la pulpe à passer à travers les mailles. Le goutte-à-goutte obtenu offre une brillance cristalline qui mettra magnifiquement en valeur votre préparation dans de belles carafes en cristal. C’est la touche finale qui sépare un essai brouillon d’une réalisation digne d’un grand artisan ! ✨
Dégustation, accords gastronomiques et tendances culturelles en 2026
La découverte d’un spiritueux artisanal ne se limite pas à sa fabrication ; elle prend tout son sens lors du moment sacré de la dégustation. Savourer ces élixirs demande de mobiliser tous ses sens pour en décrypter la richesse. Le choix du verre est primordial : un verre de forme tulipe est recommandé. Sa base large permet de chauffer doucement le liquide au creux de la main, tandis que son col resserré concentre les arômes vers le nez. C’est un outil indispensable pour ne perdre aucune miette du bouquet olfactif. 🥂
Lorsqu’on verse le liquide, la première étape est visuelle. Un Calvados hors d’âge présentera des reflets acajou fascinants, témoignant de son long sommeil en fût, alors qu’une jeune eau-de-vie affichera une transparence diaphane. Au nez, on cherche à identifier les notes primaires de fruits frais, suivies des arômes secondaires de fermentation (la brioche, la levure) et enfin les notes tertiaires apportées par le vieillissement (cuir, tabac blond, épices). 👃
La culture gastronomique de 2026 place ces boissons de terroir au centre d’accords mets et spiritueux toujours plus audacieux. On s’éloigne du simple digestif pour intégrer ces nectars en plein repas. Par exemple, la douceur complexe d’un Pommeau s’accorde divinement avec des fromages à pâte persillée comme un bon Roquefort. Le contraste entre le sel piquant du fromage et le sucre fruité de l’alcool crée une explosion en bouche absolument mémorable. 🧀
L’actualité culinaire met aussi à l’honneur des mariages inattendus. Récemment, la célèbre cheffe Noémie Honiat a dévoilé une recette de crackers au goût de pizza, si addictifs qu’il est impossible de s’arrêter d’en grignoter. Accompagner ces petites merveilles salées et épicées avec un cidre brut bien frappé révèle une harmonie surprenante. La bulle fine vient trancher le côté gras de la pâte, tandis que l’acidité réveille les herbes de Provence du cracker. 🍕
Pour organiser une dégustation parfaite à la maison, voici les étapes à suivre précieusement :
- Température de service : Le cidre se boit frais (8°C), le Pommeau légèrement rafraîchi (10-12°C), et les vieux spiritueux à température ambiante (18-20°C). 🌡️
- Aération : Laissez le verre reposer quelques minutes après l’avoir servi pour que les vapeurs d’alcool fortes se dissipent, laissant place au vrai profil aromatique. 🌬️
- La gorgée : Prenez une toute petite quantité en bouche, faites-la rouler sur la langue pour tapisser le palais, puis avalez lentement pour apprécier la « longueur en bouche ». 👅
- Le verre vide : Sentez votre verre vide quelques minutes après la dégustation. Ce que l’on appelle « l’extrait sec » révèle souvent de sublimes odeurs de sous-bois ou de vanille. 🍂
L’engouement pour ces boissons se confirme lors d’événements culturels majeurs. Le festival parisien Eatfilm, qui met la gastronomie à l’écran, consacre cette année de nombreux documentaires sur les producteurs de cidres et de distillats indépendants. Ces œuvres montrent comment des jeunes passionnés réinventent le métier tout en préservant l’âme des campagnes. L’intérêt du public pour la traçabilité et le retour aux sources n’a jamais été aussi fort. 🎬
Même au-delà des frontières, l’influence des terroirs fruités s’exporte. Lors d’un séjour à Lisbonne, il n’est pas rare de voir des mixologues utiliser des liqueurs de verger françaises pour revisiter les 10 spécialités locales, apportant une « French touch » acidulée à la scène nocturne portugaise. Cette polyvalence prouve que ce produit traditionnel a su devenir résolument moderne et cosmopolite, tout en gardant les pieds fermement ancrés dans la terre grasse de ses origines. 🌍
Enfin, un amateur éclairé doit toujours garder à l’esprit la balance entre plaisir et santé. Si la tradition populaire attribue de nombreuses vertus à ces breuvages, une consommation éclairée reste la meilleure des sagesses.
| Aspects bénéfiques potentiels 🍏 | Points de vigilance et risques ⚠️ |
|---|---|
| Apport en antioxydants naturels (polyphénols) conservés après distillation | Risque d’addiction et de dépendance en cas de consommation incontrôlée |
| Effet stimulant sur la digestion après un repas copieux (le fameux « trou normand ») | Irritation du système digestif si consommé pur et en grande quantité à jeun |
| Vecteur puissant de lien social et de convivialité rurale | Toxicité hépatique sévère liée à un abus chronique d’éthanol |
La découverte de ces trésors liquides est un cheminement joyeux qui requiert du temps, du respect pour la matière première et une belle bande d’amis avec qui trinquer. Derrière chaque flacon se cachent des mois de travail au grand air, la rudesse du pressoir et la patience des caves obscures. C’est toute la magie de l’artisanat mise en bouteille, prête à illuminer un simple moment du quotidien.
Quelle est la principale différence entre le cidre et le calvados ?
Le cidre est une boisson obtenue par la simple fermentation naturelle du jus, affichant un faible degré d’alcool (entre 4% et 8%). Le calvados est le résultat de la distillation de ce cidre, produisant une eau-de-vie puissante (autour de 40%) qui est ensuite vieillie en fûts de chêne.
Combien de temps se conserve une liqueur faite maison ?
Grâce à la présence d’alcool et de sucre qui agissent comme conservateurs naturels, une préparation maison se conserve facilement plusieurs mois, voire plusieurs années, si elle est stockée dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière directe du soleil.
Puis-je utiliser n’importe quelle variété de pomme pour faire mon jus ?
Oui, vous pouvez utiliser des variétés courantes, mais pour obtenir une vraie complexité aromatique, il est fortement conseillé de mélanger des variétés douces, acidulées et surtout amères. Les pommes à cidre spécifiques apportent des tanins essentiels au bon vieillissement.
Faut-il retirer la peau des fruits avant de les passer à la centrifugeuse ?
Non, il est même recommandé de la laisser ! La peau contient une grande majorité des arômes, des antioxydants et des pigments colorants. Veillez simplement à bien les laver à l’eau claire et à retirer le cœur et les pépins.
Vos doutes, nos réponses cash
Est-ce que je peux utiliser n'importe quelles pommes du supermarché ?
Théoriquement oui, mais le résultat sera plat. Misez sur un mélange de variétés, de préférence locales, avec des pommes à cidre si vous en trouvez.
Faut-il absolument épépiner toutes les pommes ?
Oui, c'est indispensable. Les pépins libèrent de l'amygdaline, qui donne un goût amer et peut gêner la fermentation. Prenez le temps, ça vaut le coup.
Je n'ai pas de centrifugeuse, je peux utiliser un presse-agrumes ?
Ça marche moins bien. La centrifugeuse sépare mieux la pulpe et donne un jus plus pur. Sinon, un bon vieux pressoir ou même un torchon bien tordu.
Combien de temps faut-il pour que ça fermente ?
La fermentation alcoolique dure de quelques jours à quelques semaines selon la température et les levures. Surveillez, et goûtez régulièrement pour arrêter au bon moment.
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Nathan Gros, redacteur en chef et fondateur, jardinier-cuisinier autodidacte passe par plusieurs fermes maraichières bio en formation continue. Specialiste des arbres fruitiers anciens et amateur de conserves longue duree, il publie chaque semaine recette saisonniere, fiche technique potager ou portrait de producteur engage.
